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| La France a-t-elle digéré l'échec de Paris 2012 ? |
La France est candidate à l'organisation des jeux Olympiques d'hiver de 2018. Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif (CNOSF) l'a annoncé mercredi. La décision du CNOSF a été prise à l'unanimité moins une voix du Conseil d'administration, réuni à Paris. Du coup, la France renonce à se porter candidate à l'organisation des jeux Olympiques de la Jeunesse en 2014.
Les villes de Grenoble (Isère), Annecy (Haute-Savoie) et Nice (Alpes-Maritimes) ont déjà annoncé leur intention de se porter candidates à l'organisation. Le maire PRG de Gap (Hautes-Alpes) Roger Didier a annoncé mardi que la ville retirait sa candidature pour des problèmes financiers.
Jean-Marc Passeron, représentant de l'association "objectif 2018", a indiqué mercredi à l'AFP qu'un groupement d'acteurs économiques, soutenus par la plupart des collectivités territoriales, soutenait une candidature des "Alpes du Sud", centrée autour du Lac de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes).
"Une bonne chance pour obtenir les JO d'été dans le futur"
Le lancement de l'appel à candidatures interviendra à la fin du mois de septembre. Le nom du représentant français sera dévoilé en mars 2009, a-t-il précisé. La présentation au Comité international olympique de la ville française retenue aura lieu en mai 2009. La désignation par le CIO de la ville hôte des JO d'hiver 2018 aura lieu en juillet 2011.
Selon Serandour, cette candidature de la France ne l'empêchera pas de postuler à l'organisation des JO d'été en 2020 ou 2024. "Après la défaite en juillet 2005 pour les jeux de 2012 (ndlr : de la candidature de Paris), il fallait rebondir et rester dans cette dynamique, en définissant de nouvelles orientations. L'ambition olympique a été très marquée à partir de ce moment-là, avec une forte motivation pour une candidature aux Jeux d'été", a déclaré Henri Sérandour, qui quittera son poste le 19 mai 2009. "Nous avons longtemps pensé qu'une candidature aux jeux d'hiver serait un frein aux jeux d'été", a-t-il rappelé, soulignant qu'"être candidat en 2018 est une bonne chance pour obtenir les JO d'été dans le futur".
(D'après agence)
